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Demenager au Etats-Unis : comment préparer son projet depuis la suisse romande

Demenager au Etats-Unis : comment préparer son projet depuis la suisse romande

Demenager au Etats-Unis : comment préparer son projet depuis la suisse romande

Quitter la Suisse romande pour s’installer aux États-Unis, ce n’est pas juste « un grand voyage ». C’est un projet lourd, cher, très réglementé… mais faisable si vous préparez chaque étape dans le bon ordre. Je vais vous montrer comment je conseille mes clients qui partent à New York, Miami ou San Francisco, depuis Genève, Lausanne ou Fribourg.

Clarifier votre projet : pourquoi, où, combien de temps ?

Avant de parler cartons et conteneurs, il faut savoir où vous allez, pour combien de temps et avec quel statut. C’est ce qui va déterminer tout le reste : visa, volume à déménager, assurance, budget.

Posez-vous noir sur blanc :

Exemple réel : un couple de Lausanne qui part trois ans à Boston avec deux enfants n’aura pas du tout la même stratégie qu’un célibataire qui part en VIE à San Francisco pour 12 mois. Les premiers ont tout intérêt à expédier leurs meubles essentiels par conteneur maritime. Le second peut se contenter de quelques m³ en groupage, voire de tout racheter sur place.

Visa et statut : le point à régler avant tout le reste

Sans visa adapté, pas de projet. Beaucoup de gens commencent par demander des devis de déménagement… avant même de savoir s’ils peuvent légalement s’installer aux États-Unis.

Les principaux cas que je vois chez mes clients :

Important : prévoyez des délais. Entre la constitution du dossier, les rendez-vous à l’ambassade américaine à Berne et l’obtention du visa, vous pouvez facilement compter plusieurs mois. Tant que votre visa n’est pas validé, évitez de vendre tous vos meubles ou de résilier votre bail en Suisse.

Calendrier réaliste : quand commencer, étape par étape

Pour un départ dans de bonnes conditions, voilà un planning type depuis la Suisse romande :

En dessous de trois mois de préparation, tout devient plus tendu : moins de marge pour comparer les prix, plus de stress sur les dates de départ du navire, plus de risque de surcoût.

Transport de vos biens : avion, mer ou rien du tout ?

Depuis la Suisse romande vers les États-Unis, 95 % de mes clients utilisent le transport maritime. L’aérien est réservé à des cas très spécifiques.

Les options principales :

Ordre de grandeur (pour situer, les montants varient selon la saison, le port d’arrivée, les prestations) :

Question clé que je pose toujours : est-ce que ce meuble vaut le prix de son transport ? Un canapé IKEA acheté 500 CHF en Suisse, qui coûte 400 CHF à transporter, ne vaut pas la peine. Un bon canapé haut de gamme qui vaut 4 000 CHF, oui.

Ce que vous pouvez / ne pouvez pas emmener aux États-Unis

Les douanes américaines (CBP) sont strictes, parfois plus que la Suisse. Plusieurs catégories d’objets demandent de l’attention.

Attention particulière sur :

Électricité et appareils :

Un exemple concret : une famille de Morges voulait absolument emporter son gros congélateur et son lave-vaisselle vers Chicago. Après vérification, les deux appareils n’étaient pas compatibles avec le réseau US. Coût du transport : env. 900 CHF. Prix de revente possible en Suisse : 600 CHF. Coût d’achat sur place, d’occasion : env. 700 USD. Ils ont finalement décidé de vendre avant le départ et d’acheter sur place, en économisant transport et ennuis.

Adresses de départ : Lausanne, Genève, Fribourg, Neuchâtel… les spécificités locales

Depuis la Suisse romande, les déménageurs internationaux organisent en général le transport via les grands ports (Le Havre, Anvers, Rotterdam, Gênes). Votre point de départ exact joue surtout sur :

Bon réflexe : lors de la visite technique, faites faire le tour complet du logement au conseiller, des caves aux combles, en passant par le garage. Plus l’estimation est précise, moins vous aurez de mauvaises surprises.

Assurance déménagement : indispensable pour un déménagement transatlantique

Entre la Suisse, le port européen, le navire, le port américain, le camion aux États-Unis, les risques existent : choc, casse, humidité, retard, perte partielle.

Il y a deux grands types de couverture :

Exemple : vous déclarez 40 000 CHF de biens assurés, prime d’assurance à 2,2 % → env. 880 CHF. Si une table de 2 000 CHF est irrécupérable, vous pouvez être indemnisé sur cette base (moins une éventuelle franchise).

Points à vérifier systématiquement :

Budget global : ne pas se limiter au prix du conteneur

Le vrai coût d’un déménagement vers les États-Unis ne se limite pas au devis du transport. Il faut additionner :

Un couple de Genève, sans enfants, partant à Boston avec 12 m³ en groupage, a par exemple dépensé :

Avoir cette vue d’ensemble dès le départ permet de décider plus sereinement ce qu’on transporte… et ce qu’on revend avant le départ.

Check-list administrative : Suisse romande → États-Unis

En plus du déménagement, il y a toute une série de démarches à ne pas oublier.

Avant le départ :

Pour le passage en douane américaine :

À l’arrivée aux États-Unis :

Animaux de compagnie : chiens, chats et compagnie

Beaucoup de familles romandes refusent de partir sans leur chien ou leur chat, et c’est compréhensible. Mais là aussi, il y a des règles strictes.

Points à vérifier :

Pour un déménagement Genève → New York avec un chien, par exemple, il faudra coordonner la date de vol avec l’arrivée potentielle du déménagement, mais aussi avec les conditions météo (certaines compagnies refusent les animaux en soute au-dessus d’une certaine température).

Organisation pratique le jour J : comment ça se passe réellement

Un chargement typique dans un appartement à Lausanne, 4 pièces, 25 m³ pour départ à Miami, se déroule ainsi :

De votre côté, ce que je recommande :

Une fois le conteneur parti, il est trop tard pour « rajouter un carton ». Mieux vaut donc un bon tri en amont et un dernier tour complet du logement avec le chef d’équipe avant qu’ils ne referment le camion.

Se donner des marges pour respirer

Déménager aux États-Unis depuis la Suisse romande n’est pas une opération de dernière minute. Entre les visas, le choix du volume, les contraintes douanières, l’organisation sur place et les coûts, chaque décision a un impact concret.

Une préparation de 4 à 6 mois, des devis clairs, une check-list administrative bien tenue et un tri sans pitié de vos affaires font la différence entre un déménagement subi et une installation maîtrisée.

Posez-vous toujours la question : « Est-ce que ce que j’emmène justifie le coût, le risque et la complexité de le transporter de Lausanne, Genève ou Fribourg jusqu’à ma nouvelle adresse aux États-Unis ? » Si la réponse est oui, alors on organise. Si c’est non, on vend, on donne, ou on stocke.

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