15 janvier 2026

Erreurs fréquentes à éviter lors d’un déménagement en appartement en suisse romande

Erreurs fréquentes à éviter lors d’un déménagement en appartement en suisse romande

Erreurs fréquentes à éviter lors d’un déménagement en appartement en suisse romande

Ne pas réserver l’ascenseur et les places de parc

C’est l’erreur numéro un que je vois sur le terrain. Tout est prêt dans les cartons… et le jour J, l’équipe se retrouve bloquée : ascenseur occupé par les voisins, places de parc déjà prises devant l’immeuble. Résultat : temps perdu, facture qui grimpe, stress pour tout le monde.

En Suisse romande, la plupart des régies et des copropriétés demandent d’annoncer le déménagement à l’avance, surtout si vous utilisez l’ascenseur ou si un monte-meubles doit être installé.

À faire systématiquement :

  • Prévenir la régie ou le propriétaire au moins 2 à 3 semaines avant la date du déménagement.
  • Bloquer l’ascenseur sur un créneau précis (matinée ou journée). Parfois un « rideau de protection » est exigé.
  • Réserver des places de stationnement devant l’immeuble avec des panneaux officiels (demande souvent à faire à la commune).
  • Confirmer par écrit (email) l’autorisation d’utiliser les espaces communs.

Exemple réel : à Lausanne, un client n’avait pas réservé de place devant l’immeuble. Le camion a dû se garer 150 mètres plus loin, en pente. Trois heures de manutention supplémentaires, soit environ 300–400 CHF de plus sur la facture.

Sous-estimer le volume à déménager

Autre classique : annoncer « un petit 2 pièces », et découvrir le jour J une cave pleine à craquer, un balcon transformé en débarras et des meubles en plus dans le grenier de la maison des parents… Résultat : camion trop petit, un deuxième trajet nécessaire, parfois un second véhicule en urgence.

En Suisse romande, les devis sont souvent basés sur le volume (en m³) et sur l’accessibilité. Sous-estimer le volume fausse le devis et vous expose à des suppléments le jour même.

Pour éviter ça :

  • Faites un inventaire pièce par pièce : salon, chambre, cuisine, cave, grenier, balcon, garage.
  • Envoyez des photos ou une vidéo à la société de déménagement, surtout des pièces de stockage.
  • Signalez les objets encombrants : piano, aquarium, coffre-fort, gros frigo US, armoires en chêne massif, etc.
  • Acceptez la visite technique quand elle est proposée : c’est souvent gratuit et ça évite les mauvaises surprises.

Repère rapide : un appartement de 3 pièces bien meublé tourne souvent autour de 20–25 m³. Si vous remplissez aussi une cave et un réduit, on approche plutôt les 28–30 m³.

Penser que tout rentrera dans l’ascenseur ou l’escalier

Beaucoup de locataires découvrent trop tard qu’un canapé d’angle ou une armoire ne passe pas par la cage d’escalier. Lors d’un déménagement en appartement, ce détail peut tout changer : sans accès facile, le prix peut augmenter de 20 à 40 %.

Points à vérifier avant de signer un bail ou de fixer la date du déménagement :

  • Mesurer les meubles volumineux : canapés, armoires, lits boxspring, frigo américain.
  • Mesurer les passages critiques : largeur de la cage d’escalier, dimensions de l’ascenseur, largeur des portes, hauteur des paliers.
  • Comparer avec les dimensions de l’ancien logement : ce qui passait là-bas ne passera pas forcément ici.
  • Informer le déménageur si un monte-meubles peut être nécessaire

Exemple : à Genève, un canapé 3 places ne passait pas dans la cage d’escalier d’un immeuble ancien (escaliers étroits et tournants). Sans monte-meubles réservé, les déménageurs ont dû le monter par l’intérieur… trois étages à la force des bras, avec deux personnes de renfort appelées en urgence. Surcoût : environ 250 CHF.

Ne pas trier avant d’emballer

Emballer « tout tel quel » est une mauvaise idée, surtout quand on paie des déménageurs à l’heure. Transporter des cartons remplis d’objets que vous n’utilisez plus est un gaspillage de temps, d’énergie et d’argent.

Avant chaque déménagement, je conseille la même méthode :

  • Un tri par catégorie (vêtements, livres, vaisselle, jouets, papiers, déco).
  • Quatre tas clairs :
    • À garder / déménager
    • À vendre
    • À donner
    • À jeter / déchèterie
  • Planifier une sortie à la déchèterie ou un enlèvement par une entreprise avant le jour J.

En Suisse romande, entre les bennes encombrants, les recyclages (électroménager, électronique) et les brocantes, il est facile de désencombrer. Un tri sérieux peut réduire de 20 à 30 % le volume à déménager.

Impact concret : sur un devis de 1 800 CHF, économiser 25 % de volume peut aisément faire baisser la facture de 300 à 400 CHF.

Utiliser des cartons inadaptés ou mal remplis

Des cartons de supermarché fatigués, des boîtes de tailles différentes, des cartons trop lourds… Ce sont des détails qui font perdre un temps énorme à l’équipe et augmentent le risque de casse.

Les bonnes pratiques de base :

  • Privilégier les cartons de déménagement standard (même format, poignées, double cannelure si possible).
  • Limiter le poids : idéalement pas plus de 15–20 kg par carton. Un carton de livres de 35 kg est ingérable, même pour un déménageur expérimenté.
  • Remplir jusqu’en haut (pas à moitié) pour pouvoir empiler facilement dans le camion.
  • Protéger avec du papier bulle ou du papier journal la vaisselle et les objets fragiles.
  • Éviter les sacs poubelles pour les objets lourds (ils se déchirent, se déforment et sont pénibles à transporter).

Astuce : en Suisse romande, beaucoup d’entreprises de déménagement proposent la location ou la vente de cartons de qualité. Le coût (généralement 2–4 CHF par carton) est vite rentabilisé par le gain de temps et la réduction de casse.

Mal étiqueter les cartons (ou pas du tout)

Arriver dans le nouvel appartement avec 40 cartons anonymes, c’est la garantie de perdre un temps fou à chercher les affaires essentielles. C’est aussi une source de stress énorme, surtout avec des enfants ou en reprenant le travail rapidement.

Étiquetage minimal à appliquer :

  • Indiquer clairement la pièce de destination : « Cuisine », « Chambre parents », « Salon », etc.
  • Ajouter quelques mots clés sur le contenu : « Vaisselle / fragile », « Livres BD », « Dossiers fiscaux », « Jouets Léa ».
  • Utiliser un code couleur (scotch ou étiquettes) par pièce, si possible.
  • Repérer les cartons prioritaires : literie, produits d’hygiène, café/thé, vêtements pour le lendemain.

En pratique, un bon étiquetage permet de gagner 1 à 2 heures à l’arrivée, surtout si plusieurs personnes participent à l’installation.

Oublier les formalités avec la régie et la commune

Un déménagement en appartement en Suisse romande, ce n’est pas seulement des cartons. Il y a aussi les papiers à mettre à jour. Les délais ne sont pas les mêmes partout, mais certaines formalités sont incontournables.

Les oublis fréquents :

  • Annonce de départ / arrivée à la commune (souvent dans les 14 jours).
  • Résiliation ou transfert des contrats :
    • Électricité, gaz, chauffage.
    • Internet, TV, téléphonie.
    • Parking, box, cave supplémentaire.
  • Assurance ménage / RC : adapter l’adresse et parfois la valeur assurée.
  • Adresse postale : faire suivre le courrier via La Poste (renvoi temporaire ou changement définitif).

Exemple : un locataire à Fribourg n’a pas annoncé son déménagement à la commune dans les délais. Résultat : une amende administrative. Rien de dramatique, mais de l’argent et du temps perdus pour des démarches qui auraient pu être anticipées.

Mal négocier l’état des lieux de sortie

En appart en Suisse romande, le véritable juge de paix, c’est l’état des lieux de sortie. Beaucoup de gens le sous-estiment et se retrouvent à payer des nettoyages supplémentaires, des petites réparations ou des remises en état qui auraient pu être gérées pour bien moins cher avant.

À ne pas faire :

  • Laisser des murs sales ou troués en se disant « ça passera ».
  • Nettoyer « à moitié » (four, vitres, joints de salle de bains, hotte de cuisine souvent négligés).
  • Attendre la dernière minute pour s’occuper du nettoyage.

Bon réflexe :

  • Demander à la régie une liste des attentes (certains ont des check-lists très précises).
  • Faire le gros du nettoyage la veille, laisser juste un petit « rafraîchissement » pour le jour J.
  • Faire réparer à l’avance les dégâts mineurs (poignées cassées, abat-jour manquant, trou dans un mur) ; c’est souvent moins cher que de laisser la régie mandater un artisan.
  • Envisager une entreprise de nettoyage spécialisée si vous manquez de temps : certes c’est un coût, mais il peut être inférieur aux retenues sur la garantie de loyer.

Choisir son déménageur uniquement sur le prix affiché

Sur internet, on trouve des déménagements à tous les tarifs. Mais un prix trop beau pour être vrai cache souvent quelque chose : équipe sous-dimensionnée, absence d’assurance adéquate, suppléments facturés le jour J, matériel insuffisant.

En Suisse romande, pour un déménagement d’appartement, les gros écarts de prix sont souvent le signe d’un problème de qualité ou de transparence.

Points à vérifier avant de signer :

  • La clarté du devis : tarif horaire ou forfait ? Volume estimé ? Distance ? Suppléments possibles clairement listés ?
  • Les assurances : que se passe-t-il en cas de casse ? Quel plafond d’indemnisation ? Franchise ?
  • Le nombre de déménageurs et la durée estimée.
  • Le matériel prévu : camion adapté, diables, sangles, couvertures, monte-meubles si nécessaire.
  • Les avis clients : privilégier les avis détaillés, pas seulement la note globale.

Exemple concret : pour un 3,5 pièces entre Nyon et Lausanne, plusieurs devis peuvent aller de 900 CHF à plus de 2 000 CHF. Le plus bas n’inclura parfois ni assurance correcte, ni second déménageur, ni gestion d’un éventuel ascenseur en panne. Le plus cher vous fera parfois payer un matériel inutile. L’important, c’est le rapport coût / service / sécurité, pas le prix brut.

Vouloir tout faire soi-même sans calculer le vrai coût

« On va le faire entre amis, ça coûtera moins cher. » Sur le papier, c’est logique. Sur le terrain, c’est plus nuancé. Entre la location du véhicule, l’essence, le matériel, les repas pour les amis et surtout le temps perdu, le « DIY » n’est pas toujours l’option la plus économique, surtout si le déménagement est complexe (étages, distances, objets lourds).

Prenons un exemple simple en Suisse romande :

  • Location d’un utilitaire pour la journée : 150–250 CHF (avec km, parfois plus).
  • Essence + péages (selon distance) : 40–80 CHF.
  • Achat de cartons + matériel (scotch, couvertures, sangles) : 100–200 CHF.
  • Repas / boissons pour les amis : 50–100 CHF.

On arrive facilement à 350–600 CHF, sans compter :

  • Le temps passé (souvent 10–12 heures de travail intense pour 3–4 personnes non formées).
  • Le risque de blessure (dos, genoux, doigts coincés…).
  • Le risque de casse non assurée (TV, miroir, vitrine…).

Pour certains déménagements (petit studio, distance très courte, peu de meubles), le tout seul ou avec les amis peut être logique. Pour un 3 pièces avec étage, cave et meubles lourds, il vaut la peine de vraiment comparer chiffres en main.

Mal organiser le jour J

Un déménagement réussi, c’est 80 % de préparation, 20 % d’exécution. Beaucoup de problèmes viennent d’un simple manque d’organisation le jour J.

Les erreurs typiques :

  • Les cartons ne sont pas tous prêts.
  • Les meubles ne sont pas démontés.
  • Les objets fragiles ne sont pas protégés.
  • Personne ne sait quoi va dans quelle pièce à l’arrivée.

Checklist express pour le jour J :

  • Deux jours avant : fin de l’emballage des cartons (ne laisser que le strict nécessaire dehors).
  • La veille :
    • Démonter les meubles prévus (lits, armoires démontables, grandes étagères).
    • Préparer un carton ou un sac « de survie » : papiers, médicaments, chargeurs, vêtements pour 2 jours, trousse de toilette.
    • Vérifier la réservation de l’ascenseur et des places de parc.
  • Le matin même :
    • Protéger les sols si nécessaire (bâches, cartons plats).
    • Briefer l’équipe (amis ou pros) sur la répartition des pièces et le sens de circulation.
    • Garder les clés et documents importants sur vous.

Un déménagement fluide, c’est moins d’heures de travail, moins de fatigue et beaucoup moins de tensions… surtout en immeuble, où les voisins observent tout.

Ignorer ses voisins et le règlement de l’immeuble

Enfin, un point souvent négligé : la dimension « sociale » du déménagement. Bloquer l’entrée, faire du bruit aux mauvaises heures, laisser les couloirs sales… c’est la meilleure façon de se mettre tout l’immeuble à dos dès le premier jour.

Quelques règles simples :

  • Respecter les horaires de tranquillité (soir, dimanche, jours fériés). Renseignez-vous auprès de la régie ou de la commune.
  • Informer les voisins proches (à l’étage, au-dessus, en dessous) quelques jours avant, surtout si un monte-meubles est prévu.
  • Protéger les parties communes : ascenseur, cages d’escalier, couloirs.
  • Nettoyer derrière vous : enlever les traces, poussières, emballages dès la fin du déménagement.

Commencer une nouvelle vie dans un appartement en Suisse romande, c’est aussi commencer une nouvelle cohabitation. Un déménagement respectueux et bien organisé donne tout de suite le bon ton, et évite des tensions inutiles avec la régie et le voisinage.